MEMBRE

L'HISTOIRE DU CLUB

L'aéro-club du VALDIS a été fondé le 19 septembre 1964. les statuts ont été déposés à la mairie de Selongey. Bien avant cette date, poussée par un seul pilote de Selongey, une équipe de cadres de la SEB s'activa méthodiquement pour étudier la réactivation de l'ancien aérodrome militaire situé sur les communes de Véronnes et de Til-Châtel.

La plate-forme de 104 hectares existait depuis 1938. A part trois cuves de 18 000 litres enterrées en périphérie de cet aérodrome, il n'y avait aucun bâtiment. Dix sept bombardiers LEO 45 sont arrivés en mai 40 et leur mission était, entre autre, de bombarder la Ruhr. Entre le 8 et le 10 juin 1940, vers 15 heures, les allemands ont arrosé de bombes le terrain et détruit trois LEO 45. Le 13 juin pourtant, deux d'entre eux partent en mission. Un seul rejoindra Til-Châtel, mais en mauvais état. (Voir ci-dessous l'histoire de deux Leo partis de Til-Châtel)

Les appareils restants se sont repliés dans le midi de la France. Lorsque les allemands ont envahi le département, ils ont examiné soigneusement les épaves et démonté les hélices qui étaient à pas variable électrique et semblaient les intéresser.

L'autorisation d'utiliser cet aérodrome traînait auprès du District à Longvic. En attendant, la SEB possédait un avion publicitaire, appelé « cocotte », qui était stationné à Chaume. Ce furent les débuts de l'activité du VALDIS. Beaucoup de baptêmes y ont été effectués ce qui permit de grossir un peu la caisse du club qui était maigre. Une équipe de mordus défricha l'aérodrome envahi de genévriers et boucha des tranchées que les allemands avaient creusé. Et puis en 1966, l'autorisation d'utiliser la plate-forme arriva. Une piste ayant été aménagée, les leçons de pilotage débutèrent.

La SEB de son côté, construisit un bâtiment en dur et un petit hangar pour abriter la « cocotte » et les futurs avions. Les 9 premiers élèves pilotes ont été brevetés en 1969. C'était la promotion Jean-Marie Maridor, pilote de chasse glorieux abattu durant la dernière guerre. Chacun reçut une médaille frappée en leur honneur. Elle avait été dessinée par le général Bossu.

Puis un deuxième avion fut acheté, un D112, ce qui permis une formation plus élargie. Il faut rendre hommage aux deux premiers moniteurs qui venaient de loin pour donner de l'animation sur ce bel aérodrome.

Quelque temps après, un couple de la région prit la direction des opérations. Le mari, ancien pilote militaire, donna tout son temps et son savoir pour faire de l'école. Son épouse s'activait comme secrétaire... Depuis, les années ont passé et plusieurs présidents se sont succédés. Il compte maintenant près de 160 membres et possède sept appareils pour environ 2000 heures de vols réalisées chaque année.

L'histoire de deux Leo partis de Til-Châtel le 13 juin 1940

Le 1er juin 1940, le groupe GB II/31 s'installe à Til-Châtel. Le 13 juin vers 6 h 30 du matin, le Leo GB II/31 reçoit son ordre de départ de Til-Châtel pour Tavaux (39).

A 7 h 40, comme prévu les Léo n°37 et Léo n°36 ont décollé de Til-Châtel pour une mission contre des convois allemands dans la région de Mourmelon. Dès le franchissement des lignes, la Flak Allemande endommage le Léo n° 37 du LTT Pré (obus de plein fouet entre le moteur gauche et le fuselage). Si le Léo n°36 réussit à larguer ses 16 bombes de 100 livres sur l'objectif, une rapide dégradation météo et l' absence totale de visibilité obligera le n°37 à larguer ses projectiles dans un champ.

Le Léo n°36 réussira à rejoindre Tavaux à 9 h 30 non sans avoir subi de graves dommages. Il finira par être abandonné et détruit sur place le 15 juin.

Le n° 37 rentrera à Til-Châtel vers 10 h 40, très sérieusement endommagé par la Flak. Il sera définitivement mis hors de service à l'atterrissage et sera abandonné sur place lors du départ du Groupe à 14 h 30. Il tombera aux mains de l'occupant sans avoir été sabordé.



Sur la photo (archives Simon Savreux via F. Devevey) : le Leo 37 abandonné à Til-Châtel après sa mission.

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